Basara l’amour plus fort que la haine
Crédits : lesblablasdetachan.wordpress.com – Basara

Basara : l’amour plus fort que la haine ?

Quand on demande aux gens de nous conseiller un bon shōjo, on remarque souvent que l’originalité dans les recommandations n’est pas de la partie. Non pas que les Vampire Knight, Orange, Skip Beat ou autres ne soient pas intéressants, bien au contraire, mais c’est plutôt que ce ne sont pas les seuls à exister ! Le Mag’ison est un magazine qui se veut être le porte-parole de mangas moins connus, et c’est pourquoi nous allons vous présenter Basara, un titre dont nous pensons qu’il ne possède pas l’exposition médiatique qu’il devrait avoir. Restez jusqu’à la fin car ce shōjo pourrait vous surprendre…

Basara est un manga en 27 tomes écrit et dessiné par Yumi Tamura entre 1990 et 1998.  Lorsqu’il arrive en France chez Kana en 2001, c’est une petite révolution car il s’agit du tout premier shōjo publié dans leur catalogue. L’histoire se déroule dans le futur vers le XIVe siècle au Japon. Le monde ayant été ravagé par une catastrophe au XXe siècle, la technologie est révolue et le pays du soleil levant est retourné à un modèle bien plus archaïque. Le Japon est désormais gouverné par un empereur tyran appelé « le roi d’or ». Régnant sur la capitale, il laisse ses quatre enfants s’occuper des provinces. Et justement, c’est sur le territoire gouverné par son fils Shuri, alias « le roi rouge », que vont se dérouler des événements inattendus ! Dans un petit village, une femme accouche de deux jumeaux : un garçon nommé Tatara et une fille appelée Sarasa. Une prophétie indique que l’un d’entre eux serait « l’élu », celui qui mettra fin au règne des tyrans et ramènera la paix au pays. Le roi rouge, voyant le nouveau-né comme une menace, essaye alors d’ôter sa vie à maintes reprises et il y arrive finalement lorsque celui-ci atteint ses 15 ans. Mais c’était sans compter sur la courageuse Sarasa qui décide de prendre la place de son frère en se faisant passer pour lui afin de redonner de l’espoir au peuple. Elle se jure de se venger du roi rouge et d’accomplir la destinée que s’était promis son jumeau, et dans ce but, elle entame un long périple à la recherche des quatre sabres sacrés…

Une introduction qui respire l’aventure, c’est bien vrai ! Mais vous vous demandez à quel moment intervient l’amour dans tout ça ? En réalité, il arrive très tôt entre Sarasa et… Shuri le roi rouge ! Sauf qu’aucun d’eux ne connaît la véritable identité de l’autre ! Eh oui, c’est là toute l’ironie de cette romance ! Les deux personnages ont eu le coup de foudre, apprennent petit à petit à se connaître, passent du temps ensemble, sans savoir qu’ils se dirigent à coup sûr vers une issue tragique. Son destin à elle est de tuer le meurtrier de son frère tandis que son but à lui est d’éliminer le fantôme de Tatara qui n’est autre que la fille qu’il aime. Un dilemme si intense qu’il ferait presque passer Roméo et Juliette pour des enfants de chœur !

Concernant l’univers, il est assez déroutant car on n’a pas l’habitude qu’une histoire se déroulant à une époque futuriste ait un aspect aussi médiéval. De plus, les déserts, terres desséchées ou le manque de végétation contribuent à donner aux décors du voyage de Sarasa un côté « aventure épique ». Un sentiment renforcé au regard des actions de l’héroïne qui ne cesse de galvaniser les habitants à se soulever contre l’oppression.

Un shōjo atypique aux héros attachants et bien développés qui mettra votre cœur à l’épreuve !

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