Aujourd’hui, la rubrique Mascotte et Héros braque son projecteur sur une figure culte de l’animation japonaise adaptée en France, une femme au caractère de fer, au cœur immense, et à la démarche qui n’a jamais suivi les codes de la féminité classique.
Son nom français, Laura Marconi.
Son vrai nom, son nom japonais, celui que les puristes chérissent, Kaori Makimura, 槇村香.
Une héroïne née d’une tragédie
L’histoire de Laura commence par une perte.
Après avoir perdu son frère Hideyuki Makimura, elle décide de devenir la partenaire de Ryô Saeba, celui que le public français connaît sous le nom de Nicky Larson.
Mais ce frère, Hideyuki, alias Tony Marconi dans la version française, n’est pas son frère de sang. Kaori n’est pas liée à lui par le sang, son père l’avait adopté quand elle était enfant.
Une révélation qui donne tout son sens au lien qui unira plus tard Laura et Nicky, un lien de sang versé, de promesse tenue, de devoir hérité.
Hideyuki est un ancien policier devenu partenaire et meilleur ami de Ryô Saeba, également frère adoptif de Kaori Makimura, qui sera tué par l’organisation criminelle Union Teope pour avoir refusé de travailler avec eux.
Avant de mourir, il demande à Ryô de veiller sur sa sœur.
C’est ce serment, murmuré dans le sang et la douleur, qui va faire de Laura bien plus qu’un simple personnage secondaire, une véritable héroïne à part entière.
Le garçon manqué qui n’en est pas un
Ce qui fait le charme unique de Laura, ce qui la distingue de toutes les autres héroïnes de l’animation japonaise, c’est justement cette ambiguïté assumée.
Bien que très jolie, elle s’habille le plus souvent comme un garçon manqué, un choix pratique pour une jeune femme qui doit courir, se battre, et tenir tête aux pires criminels de Shinjuku aux côtés de son partenaire.
Résultat, on la prend souvent pour un homme dans la vie de tous les jours, à tel point qu’il lui arrive d’avoir des avances de femmes.
Mais sous cette carapace de garçon manqué se cache une féminité entière, assumée, que Laura ne montre qu’à ceux qui prennent le temps de la regarder vraiment.
Un contraste qui a marqué des générations entières de fans, au Japon comme en France, et qui fait aujourd’hui de Laura une véritable icône de la culture manga, à la fois combattante et femme, drôle et loyale, maladroite et pourtant héroïque.
Les news explosives venues tout droit du Japon
Et pour les fans les plus assidus du Mag’ison, voici ce qui se prépare de l’autre côté du Pacifique et qui commence tout juste à circuler.
Netflix a officialisé la production de City Hunter 2, la suite directe du film live-action japonais sorti en 2024.
Ryohei Suzuki reprend son rôle de Ryo Saeba, et le tournage est actuellement en cours au Japon.
Ce projet marque un tournant majeur puisqu’il s’agit de la toute première suite d’un film japonais produite par la plateforme de streaming.
Autre nouvelle qui devrait ravir les collectionneurs, le jeu vidéo City Hunter, sorti à l’origine en exclusivité japonaise sur PC Engine en 1990, fait son grand retour mondial.
Développée dans le cadre des célébrations du 40e anniversaire de City Hunter, cette version 2026 est présentée comme la version définitive du jeu.
Fait rarissime, le jeu bénéficie pour la première fois d’une localisation complète en neuf langues, dont le japonais, avec une version spécifique française baptisée Nicky Larson.
Les fans pourront retrouver Ryo Saeba, alias Nicky Larson, dans ses missions de nettoyeur légendaire à Shinjuku, sans plus aucune barrière de langue.
Une héroïne qui continue de faire vibrer les générations
Une chose est sûre, l’univers de Laura et Nicky n’a pas fini de faire vibrer les cœurs, au Japon comme en France.
Le Mag’ison vous donne rendez-vous au prochain numéro pour une nouvelle Mascotte et Héros.
