pinterest

Spécial Août : Josephine March, l’écrivaine rebelle qui a changé son destin

Le Mag’ison souhaite à tous ses lecteurs un été radieux, plein de soleil, et n’oubliez pas la crème solaire ! Ce mois-ci, notre rubrique Mascottes & Héros braque enfin les projecteurs sur une héroïne intemporelle, réclamée à cor et à cri par de nombreux fans depuis plusieurs numéros : Josephine March, dite Jo, star des Quatre Filles du docteur March, cette œuvre culte connue à travers le monde sous forme de roman, d’animé japonais, de série télévisée et de multiples adaptations en live action au cinéma.

UNE FRATRIE, QUATRE DESTINS

Dans la famille March, chaque sœur porte en elle une flamme différente, un tempérament unique, et pourtant toutes sont unies par un même amour indéfectible, même dans les pires moments de pauvreté et d’incertitude.

Margaret, dite Meg, l’aînée du clan, incarne la douceur, la grâce et le sens du devoir. C’est elle qui, la première, a dû renoncer à une vie d’aisance pour travailler comme gouvernante et aider sa famille. Elle rêve d’un foyer paisible, d’un mariage heureux, d’une vie rangée, un idéal simple, mais qu’elle poursuit avec une dignité remarquable malgré les épreuves.

Jo, la cadette, est tout son contraire : rebelle, indomptable, refusant catégoriquement les codes assignés aux jeunes filles de son époque. Elle est le pilier central de cette fratrie, celle autour de qui tourne toute l’intrigue.

Beth, la troisième sœur, est le cœur silencieux de la famille, discrète, généreuse, d’une pureté d’âme rare. Elle trouve refuge dans la musique et son piano, et sa fragilité, tant physique qu’émotionnelle, en fait l’un des personnages les plus bouleversants de l’histoire, celui dont le destin marquera à jamais des générations entières de lecteurs et de spectateurs.

Et enfin Amy, la benjamine, espiègle et parfois capricieuse, rêve de peinture, de grandeur et de reconnaissance sociale, quitte à multiplier bêtises et maladresses sur le chemin de ses ambitions. Longtemps perçue comme la plus superficielle des quatre sœurs, elle se révèle, au fil de l’histoire, bien plus complexe et déterminée qu’il n’y paraît.

Quatre sœurs, quatre tempéraments radicalement différents, mais une seule et même famille, soudée dans l’adversité par l’amour, la loyauté et la sagesse de leur mère.

JO MARCH : LE CŒUR BRÛLANT DE L’HISTOIRE

Jo, c’est l’électron libre de la fratrie, celle qu’on ne range dans aucune case. La garçon manqué qui grimpe aux arbres sans se soucier du regard des autres, qui se coupe les cheveux sans le moindre regret pour aider financièrement sa famille, qui refuse qu’on lui dicte qui elle doit être, comment elle doit se comporter, ou qui elle doit aimer. Pendant que ses sœurs rêvent de robes élégantes, de bals et de prétendants, Jo n’a qu’une seule obsession, dévorante et inébranlable : devenir écrivaine. Écrire des histoires, les publier, se faire un nom dans un monde littéraire dominé par les hommes, et surtout, sortir sa famille de la misère qui les frappe de plein fouet depuis que leur père, le docteur March, est parti comme aumônier dans l’armée de l’Union, en pleine guerre de Sécession.

La famille March vit alors des jours difficiles, presque dans la pauvreté, mais jamais dans le désespoir. Car Jo a la tête dure, la langue acérée, un tempérament de feu, mais un cœur immense, capable des plus grandes générosités envers ceux qu’elle aime. Elle avance à sa manière, obstinée, parfois maladroite, souvent impulsive, souvent guidée par les conseils pleins de sagesse de Marmee, leur mère, une femme d’une bienveillance inébranlable qui tient la famille debout au cœur de la tempête, et qui apprend à ses filles que la vraie richesse ne se mesure pas en argent, mais en caractère, en générosité et en amour.

Ce qui rend Jo si unique aux yeux des lecteurs et spectateurs du monde entier, c’est justement ce refus obstiné de se conformer. À une époque où le destin d’une jeune fille se limitait bien souvent au mariage, Jo ose rêver d’indépendance financière et artistique. Elle écrit dans le grenier familial, envoie ses manuscrits aux journaux, essuie des refus, recommence, une véritable héroïne de la persévérance, bien avant l’heure.

LAURIE, LE VOISIN AU CŒUR TRANSPERCÉ

Juste à côté de la modeste maison des March se dresse l’immense demeure des Laurence. C’est là que vit Laurie, jeune héritier solitaire, élevé par son grand-père après avoir perdu ses parents très jeune. Riche, cultivé, mais profondément esseulé dans sa grande maison vide, Laurie trouve dans la fratrie March la chaleur familiale qui lui a toujours manqué. Secrètement épris de Jo depuis leur toute première rencontre lors d’un bal, il représente tout ce qu’elle pourrait avoir si elle le voulait, la richesse, le confort, un amour rangé et sécurisant.

Mais Jo, à quinze ans, n’a tout simplement pas de temps pour les histoires de cœur. Son ambition brûle plus fort que tout le reste, et rien, pas même l’amour sincère de son plus fidèle ami, ne pourra la détourner de son rêve d’écriture. Ce refus, difficile et douloureux, reste l’un des moments les plus marquants de toute l’histoire, la preuve que Jo choisit toujours sa liberté, même au prix du cœur brisé de celui qu’elle chérit le plus comme ami.

UNE HÉROÏNE QUI TRAVERSE LES ÉCRANS ET LES GÉNÉRATIONS

L’histoire de Jo March a connu d’innombrables adaptations à travers les décennies. Dès les années 1930 et 1940 au cinéma américain, puis à travers un célèbre animé japonais des années 1980 qui a fait connaître Jo et ses sœurs à toute une génération de jeunes fans de manga en Asie, jusqu’aux adaptations en live action les plus récentes.

La plus marquante de ces dernières années reste sans conteste celle de 2019, où l’actrice Saoirse Ronan incarne une Jo magnétique, intense, viscéralement libre, aux côtés de Timothée Chalamet dans le rôle de Laurie et de Meryl Streep, impériale en tante March, la parente fortunée et acerbe de la famille, qui ne se prive jamais de rappeler à Jo la précarité de sa situation. Cette adaptation, saluée par la critique internationale, a ravivé la flamme de Jo auprès d’une toute nouvelle génération de spectateurs, prouvant, s’il le fallait encore, que le combat de cette jeune écrivaine pour son indépendance n’a rien perdu de sa force plus d’un siècle et demi après sa création.

LE VERDICT DU MAG’ISON

Héroïne de l’époque de la guerre de Sécession, plume rebelle, sœur loyale, cœur fidèle, Jo March n’a jamais cessé d’inspirer celles et ceux qui refusent de se laisser enfermer dans un destin tout tracé. Le Mag’ison invite chaleureusement tous ses lecteurs, fans de manga comme néophytes, à (re)découvrir cette œuvre intemporelle, que ce soit en livre, en animé ou au cinéma. Une chose est certaine : les fans qui ont un jour aimé Jo ne l’oublieront jamais, elle restera à jamais gravée dans leur cœur comme l’une des plus grandes héroïnes de tous les temps.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *